medicalised transport,medical assistance, plastic surgery
Blocs de la face
Règles de sécurité. Particularités
Règles de sécurité
Pour toute ALR de la face, il faut respecter les règles de sécurité usuelles, à savoir réalisation dans une salle dédiée à l’anesthésie sur un patient monitoré : électrocardiogramme, pression artérielle non invasive, mesure continue de la saturation artérielle en oxygène. Un plateau avec des médicaments anesthésiques doit être prêt à l’emploi en cas d’accident de surdosage lors de la réalisation du bloc. Une procédure écrite est affichée, pour les accidents toxiques aux anesthésiques locaux, avec la conduite à tenir immédiate. Les règles éditées par la Société française d’anesthésie et de réanimation concernant les blocs périphériques des membres s’appliquent aussi aux blocs de la face, en particulier : la consultation d’anesthésie avec information du patient ; la prémédication et la mise en place d’une voie veineuse périphérique avant l’acte ; une réalisation avec gants et asepsie chirurgicale ; des injections lentes et fractionnées [17].
Particularités
Les particularités des blocs de la face doivent être connues. Il s’agit de la richesse du réseau vasculaire, avec les risques de brèche vasculaire et d’injection dans un vaisseau, et les risques toxiques qui en découlent. Ce risque toxique est majoré en raison de la résorption rapide des anesthésiques locaux à la face et par les muqueuses. L’utilisation d’aiguilles à biseau court présente l’avantage d’être moins agressive pour les vaisseaux à condition de progresser très lentement. Cette mesure associée à une injection très lente réduit fortement le nombre d’incidents lors de la réalisation du bloc. La superposition possible de certains territoires, due à des variantes anatomiques [7], impose la réalisation de blocs avec un territoire plus étendu que le strict territoire chirurgical. Ainsi, un bloc réalisé à l’origine du nerf maxillaire ou mandibulaire est plus indiqué qu’un bloc d’une (ou plusieurs) branche(s) terminale(s) exposant au risque d’un territoire anesthésié insuffisant.